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Près
de 259 000 tonnes de caséines ont été produites
dans le monde en 2000 : 146 000 tonnes par
l'Union Européenne, dont 47 000 tonnes par l'Irlande
et 45 000 tonnes par la France. La Nouvelle Zélande
en a produit de l'ordre de 105 000 tonnes
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Aliment complet s'il en est, le lait donne lieu à de multiples produits, connus depuis
des millénaires : fromages, beurre, crème.
La fabrication de ces produits laitiers laisse des résidus, qui ont été pendant très
longtemps considérés comme des produits dérivés : le babeurre pour le beurre, le
lactosérum (petit-lait ) et les différents sérums pour les fromages, et les caséines
(présure, acides).
Les progrès scientifiques et technologiques depuis un siècle et la
recherche de la valorisation de tous les nutriments par les industries agro-alimentaires
(particulièrement depuis une dizaine d'années) ont apporté une connaissance nouvelle et
approfondie de ces produits dérivés.
D'autant que la nécessité de récupérer au maximum les lactosérums se faisait jour
pour éviter leur rejet dans les cours d'eau, source de pollution importante, aujourd'hui
lourdement sanctionnée.
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Ultrafiltration
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La mise au point de procédés
d'ultrafiltration (notamment tangentielle) et de fractionnement du lait très
sophistiqués permettent aujourd'hui de décomposer très finement cette "matière
première".
On peut en isoler des éléments jugés intéressants pour leurs
qualités fonctionnelles ou nutritionnelles. |
Ainsi, outre le
lait lui-même, le babeurre, le lactosérum et les différents sérums résultant de la
fabrication des différentes sortes de fromages, sont-ils devenus une riche source de
nutriments et d'éléments à exploiter, non seulement par l'industrie laitière et
agro-alimentaire, mais aussi par l'industrie pharmaceutique (cosmétologie, médicaments),
par l'imprimerie, l'industrie chimique et même l'électronique. |
Pour schématiser, on divise en deux catégories les composés ou produits dérivés du
lait les plus utilisés dans l'industrie :
Les protéines du lait : caséines lactiques aux acides, présure,
caséinates, co-précipités ou lactoprotéines (caséine et protéines du sérum).
La matière grasse laitière anhydre (MGLA).
Une division qui se comprend mieux lorsque l'on détaille la
composition d'un litre de lait. Mais cette
schématisation ne doit pas faire oublier les autres dérivés comme le babeurre ou le
lactose.
Petite analyse biochimique du lait
Au sortir du pis de la vache, le lait se présente comme un liquide
opaque, blanc mat, dont la couleur dépend de la teneur de la matière grasse en
bêta-carotène, pigment naturel contenu dans l'herbe et les fourrages verts.
Un litre de lait entier (à 40 g de MG) a une masse volumique d'environ 1030 g
(à 20°C) : 900 g d'eau et 130 g de matière sèche totale.
Il est constitué de quatre phases en équilibre instable, qui forment un mélange
hétérogène :
Une phase aqueuse, contenant les constituants solubles : lactose,
azote non protéique, vitamine B et C, sels minéraux.
Une phase grasse, sous forme d'émulsion
: globules gras et vitamines liposolubles A, D, E.
Une phase colloïdale, contenant des composés en suspension, en
particulier les caséines, la plus importante des deux familles de protéines laitières.
Une phase gazeuse, composée d'oxygène, d'azote et de dioxyde
de carbone dissous (CO2), qui représente 4 à 5% du volume du lait à la sortie de la
mamelle.
En vingt ans, la composition moyenne
du lait de vache français a changé. La matière grasse atteint en
2000 42 g/l.
Pour la matière protéique, après une baisse amorçée en 1979 et qui s'est
poursuivie jusqu'en 90, le taux protéique remonte et atteint 32,80 g/l
en 2000 (32,50 g/l en 1999). Un progrès, signe d'amélioration de l'alimentation
des vaches laitières.
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LES PROTEINES
DU LAIT |
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