En
moyenne, 80 kg pour une meule d'emmental
;
40 kg pour une meule de comté ou de beaufort.
Et de 500 à 1 000 litres de lait ! |
Le lait, pasteurisé ou non, est
chauffé dans de grandes cuves contenant de mille à vingt mille litres.
Il est emprésuré (la présure est une enzyme naturelle de coagulation).
Les caséines, principales protéines du lait, s'unissent et mettent
en commun une partie de leur ossature, constituée de calcium. Cette
coagulation doit s'opérer rapidement. Comme elle se fait sans acidification
notable, cela permet de conserver l'essentiel du calcium du lait dans
le fromage. Ceci explique la forte teneur en calcium des fromages
à pâte pressée cuite : le calcium du lait est concentré huit fois
!
Le
caillé est ensuite tranché en petits cubes dont la taille va
d'un grain de blé à celle d'un grain de maïs.
C'est le décaillage : l'égouttage qui libère le petit-lait ou
lactosérum en est facilité.
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Surveillance du caillage
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Puis, on brasse énergiquement les grains de caillé qui se séparent
du lactosérum et l'on chauffe l'ensemble pendant environ une
heure à plus de 50°C. C'est la "cuisson" (qui donne
son nom à cette famille de fromages).
Elle déshydrate le caillé qui se contracte. Ce chauffage provoque
en effet une synérèse, c'est-à-dire l'exsudation d'une partie
du lactosérum contenu dans les grains de caillé.
Ensuite, on rassemble des volumes énormes de grains de
caillé dans une toile puis dans un moule. On soumet l'ensemble
à une forte pression pendant plusieurs heures (jusqu'à
vingt heures).
Le pressage va donner sa forme au fromage. Il permet aux
ferments lactiques, sélectionnés avec soin, d'agir selon
un ordonnancement rigoureux.
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Salage à sec
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On
opère ensuite le salage. Soit par immersion dans un bain de
saumure, soit par frottage. Il dure en général une journée.
Il contribue à la formation de la croûte, à l'apparition du
goût et à la bonne conservation. |
Puis,
on transporte les meules 'qui pèsent de 40 à 100 kg' dans une
cave de maturation.
Froide (10-15°C) puis chaude pour l'emmental (23°C), pour une
durée moyenne de six à dix semaines.
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Cave d'affinage du beaufort
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Fraîche pour le comté,
pendant un mois, à 12-14°C, puis tempérée, pendant un minimum
de trois mois. Froide pour le
beaufort (avec plus de 92% d'humidité), dont l'affinage
dure quatre mois à un an. |
Les ferments propioniques créent des
bulles de gaz carbonique. Elles ne peuvent s'échapper des meules dont
la croûte devient progressivement imperméable. Elles sont responsables
des trous caractéristiques de la pâte, les yeux. Une meule d'emmental
peut produire 150 litres de gaz carbonique.
La température de la cave explique pourquoi l'emmental
a les yeux les plus grands, tandis que la pâte du comté ne possède
presque pas d'ouvertures.
© cniel Mai
2003 |