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La notion d'Appellation d'Origine remonte à l'Antiquité qui connaissait, sous leurs noms géographiques, des produits très divers : vins de Samos, marbre de Paros ou de Carrare, statuettes de Tanagra... |
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Pour assurer la protection du consommateur, il faudra cependant attendre le début du XXe siècle, avec la promulgation de la loi du 1er août 1905 sur les fraudes. Puis, la loi du 6 mai 1919, qui établit une protection du producteur contre des concurrences déloyales. S'organise alors véritablement la protection des appellations d'origine de tous les produits. En 1955, les conditions auxquelles
doivent satisfaire les fromages pour avoir droit à l'appellation d'origine
sont définies par la loi. La construction du dispositif de protection se poursuit en 1990, avec la loi du 2 juillet relative aux Appellations d'Origine Contrôlée des produits agricoles ou alimentaires, bruts ou transformés. Celle-ci confie à l'INAO (l'Institut National des Appellations d'Origine, à l'époque spécialisé dans les vins et eaux-de-vie) le soin de reconnaître, contrôler et protéger les AOC de l'ensemble du secteur agro-alimentaire. Cet établissement public à caractère administratif, créé en 1935, prend désormais la charge de toutes les appellations du secteur agro-alimentaire. Après la loi du 2 juillet 1990 qui renforce en France la protection des noms géographiques utilisés par les Appellations d'Origine, le règlement communautaire 2081/92 du 14 juillet 1992 consacre le droit à la protection juridique des Appellations, autres que les vins et eaux-de-vie, sur tout le territoire de l'Union Européenne. © cniel avril 2004 |