La France produit à elle seule plus de la moitié
du lactosérum en poudre européen : 
599 232 tonnes en 2002.
Près de la moitié à partir de sérum doux (276 411 tonnes)

La teneur protéique moyenne du lait de vache est de 32 à 35 g par litre. Elle varie selon l'alimentation de l'animal, les saisons et le cycle de lactation. Environ 75 à 80% (78% en moyenne) des protéines sont présentes sous la forme de caséines.

Les 20% restant se trouvent dans le lactosérum, sous forme de protéines solubles ou sériques.

Ces protéines solubles sont constituées principalement de bêta-lactoglobuline (3 g/l) et d' alpha-lactalbumine (1,2 g/l).
Le NPN ou azote non protéique représente environ 5% des matières azotées totales, soit 1,6 à 1,7 g par litre de lait entier



 Les caséines du lait sont obtenues par séchage, après neutralisation du caillebotte formé par l'acidification du lait écrémé.


Essentiellement sous forme de micelles (complexes macromoléculaires contenant une partie minérale), elles se répartissent en quatre groupes : alpha S1, alpha S2, bêta, kappa.

A partir de lait écrémé et de caséines, on fabrique des caséinates de sodium ou caséinates de calcium,
selon les agents neutralisants utilisés.




Module d'ultrafiltration


Le
lactosérum est un produit dérivé de la fromagerie et de la fabrication des caséines. On distingue deux sortes de sérums : ceux issus des fabrications acides de caséines ou de fromages à pâte fraîche (acides), et ceux issus des fabrications de caséines présure et des fromages à pâte pressée cuite ou demi cuite. Ces derniers sont des sérums doux. Le lactosérum est commercialisé sous forme de poudre.

La France est le premier producteur européen de lactosérum en poudre (621 000 tonnes en 2001), devant l'Allemagne (228 000 tonnes) et les Pays-Bas (124 000 tonnes).

Les protéines du lactosérum sont obtenues par les procédés d'ultrafiltration, de concentration et de séchage. 
Ces
lactoprotéines sont solubles, globulaires.
Parmi elles : la bêta-lactoglobuline (la plus abondante), l'alpha-lactalbumine, la lactoferrine, des protéines d'origine sanguine (sérumalbumine, immunoglobuline), des protéoses peptones (issues de l'hydrolyse de la bêta-lactoglobuline) et des enzymes (lactoperoxydase, lysozyme, xanthine oxydase).


L'ultrafiltration tangentielle permet d'isoler les concentrés de protéines de lactosérum, dont les utilisations sont multiples.

Du lactosérum, les industriels exploitent également le lactose. C'est un sucre réducteur formé de glucose et de galactose. Il a un très faible pouvoir sucrant.
En 2002, la France a produit 33 929 tonnes de lactose et 6149 tonnes de lactoprotéines.

 

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