En France, la quasi totalité de ces fromages, est obtenue à partir de lait de vache. Leur fabrication est très proche de celle des fromages à pâte molle et à croûte fleurie, à quelques variantes près.

Le lait, soit cru, soit pasteurisé, est chauffé. On lui ajoute de la présure pour obtenir le caillé. Celui-ci est rompu pour faciliter l'égouttage, car nombre de ces fromages sont de taille importante et ne subissent pas d'égouttage mécanique. Le caillé est versé dans des moules perforés, il est égoutté.
Puis, on démoule les fromages ; on les sale en saumure ; on les place dans le hâloir, grande salle dont la ventilation, l'hygrométrie et à la température de l'air sont contrôlées.

Au bout de dix jours environ, on les transfère dans une cave d'affinage. Intervient alors l'opération majeure d'où ils tirent leurs caractéristiques, notamment la couleur orangée de la croûte : ils sont régulièrement lavés avec de l'eau saumurée. Cela préserve la souplesse de la croûte et favorise le développement des ferments du "rouge". On les brosse aussi pour activer la fermentation.



 Livarot : lavage

Dans certaines régions et selon les fromages, on utilise du marc, du vin, du cidre ou de la bière pour traiter la croûte des fromages et leur donner un goût particulier.




Cave d'affinage


Selon les fromages, la durée de l'affinage est variable. Elle est fixée par la réglementation, à un minimum de : deux semaines pour le pont-l'évêque, trois semaines pour le livarot, le mont d'or et le munster (mais deux pour le petit munster), cinq semaines pour le maroilles.


UN PEU DE CULTURE

LES DENOMINATIONS 


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