Pour les fromages de type saint-paulin,
gouda, edam, mimolette, on lave les grains de caillé dans la cuve. Dans
cette opération, dite de délactosage, on soutire une partie du lactosérum
produit, variable de 10 à 45% selon la catégorie de fromage. Elle est
remplacée par de l'eau chauffée à une température supérieure à celle
de l'emprésurage du lait.
On place les fromages en cave humide. On les lave et les retourne régulièrement. L'affinage dure longtemps : de deux mois à un an. Cette lente maturation leur confère une saveur subtile. Le laguiole réclame trois à six mois d'affinage, le cantal est délicieux à trois mois, le saint-nectaire à deux mois, le salers a besoin de plus d'un an... Certains fromages sont de grande taille : le cantal pèse de 35 à 45 kg, le laguiole ou le salers de 30 à 40 kg. Ils sont alors moulés en plusieurs fois. Ils sont constitués de tommes successives qui se soudent entre elles et s'homogénéisent sous la pression mécanique. Certains membres de cette famille ont une croûte paraffinée ou teintée : saint-paulin, fromage des Pyrénées, edam, mimolette... D'autres ont une croûte naturelle : cantal, laguiole, saint-nectaire... Si la plupart des pâtes pressées non cuites sont fabriquées au lait de vache (belval, cantal, chambarrand, gaperon, morbier, murol, saint-paulin, saint-nectaire, salers...), il en existe quelques-unes au lait de brebis : ossau-iraty des Pyrénées, sarteno corse, ce dernier pouvant aussi être fabriqué avec du lait de chèvre.
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