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2004 :
622,1 millions de tonnes de laits produits dans le monde.
Le Français boit 65 litres de lait par an, l'Irlandais 154 litres,
le Finlandais 152 litres, l'Anglais 112 litres, l'Allemand 64
litres, le Grec 61 litres |
Aliment biologique par excellence,
le lait fut de tous temps un symbole de fertilité, de richesse et d'abondance.
Si les siècles passent, le lait demeure.
Les premières traces d'élevage laitier remontent à 10 000 ans, au Moyen-Orient.
Les plus anciennes représentations de "laiterie" se trouvent
à Sumer, en Mésopotamie. En Inde et en Asie est bu le lait de zébu,
de bufflonne, de jument.
La consommation de laits
fermentés, dont le fameux koumys (lait de jument légèrement alcoolisé)
remonte à la domestication des animaux.
On en trouve les premières traces en Eurasie.
Dans d'autres contrées, le lait de chamelle ou d'ânesse est un aliment
incontournable...
Dans
l'Antiquité, Grecs et Romains prisent le lait de brebis et de
chèvre, sans négliger le lait d'ânesse.
Ils apprécient particulièrement le colostrum, premier lait de
la chèvre après la naissance du chevreau, très épais.
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Le lait entre dans la composition de nombreuses recettes, notamment
celles d'Apicius : omelette au lait (oeufs battus avec
lait et huile, cuits à la poêle et assaisonnés de miel et de
poivre).
Celui-ci préconise aussi de faire dessaler les viandes dans
un mélange de lait et d'eau miellée.
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Les Gaulois possèdent
des troupeaux de vaches dont ils boivent le lait. Ils l'utilisent
dans les bouillies, essentiel de leur alimentation, et le goûtent
mélangé de sang.
Ils apprécient également les laits fermentés.
Chez eux, grâce aux invasions barbares, de nouvelles races de
bovins apparaissent, dont la race normande. |
Puis, à travers les siècles, la race bovine devient la principale
productrice de lait. Cependant, le lait, privilège des paysans,
reste un produit rare et cher dans les villes, on ne sait pas
le conserver plus d'une journée.
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Au XXe siècle, le développement
de la prophylaxie, joint à la sélection de plus en plus scientifique
des espèces les plus performantes ont apporté des progrès considérables
dans le rendement laitier. Aux Etats-Unis, il s'élève en 2004 à presque
8.599 kg par vache et par an.
Suivi par la vache canadienne (7.584 kg par an) ; puis européenne (rendement
moyen dans l'UE à 25 : 5.874 kg par an) et française (5.930 kg
par an).
En Afrique, une vache laitière produit en moyenne 461 kg chaque
année.
Aujourd'hui, en 2004, on dénombre
environ 238,7 millions de vaches laitières dans le monde, dont 85,1
millions en Asie (avec 38,6 millions en Inde), 46,1 millions en Afrique,
35,2 millions en Amérique du Sud, 14,6 millions en Ukraine et Russie,
24,0 dans l'U.E à 25, 21,0 millions en Amérique du Nord
et 6,0 millions en Océanie.
Avec 523 millions de tonnes sur
622 millions de tonnes de laits en 2004, la production de lait de vache
domine nettement celle des autres espèces : 76,5 millions
de tonnes pour le lait de bufflonne, 12,5 millions pour le lait
de chèvre, 8,5 millions pour le lait de brebis.
En 2004, la France a collecté 22,2 milliards
de litres de lait de vache, 412 millions de litres de lait de chèvre
et 250 millions de litres de lait de brebis.
Produit de la vie, le lait continue ainsi de se tailler une place de
choix dans notre société moderne. Voire, grâce à l'étonnante variété
de ses produits dérivés, une place primordiale.
© cniel mai 2006 |