Plus de 2,062 millions de tonnes de produits laitiers frais 
produits en France en 2004


Le yaourt est un produit de la fermentation du lait, procédé très ancien qui remonte aux temps préhistoriques.
Comment l'homme l'a-t-il découvert ? Mystère... On imagine volontiers un jeune berger, à la fin du néolithique, s'apercevant que le lait contenu dans sa gourde a caillé.

L'on sait que l'usage des laits fermentés remonte au moins à la domestication des animaux. Qu'il a commencé en Eurasie, chez les Buschirs, les Tartares, les Kirghizes, les Kalmoucks, amateurs de lait de jument fermenté, le koumys.
Ces nomades offraient une sorte de yaourt aux anges tutélaires et aux étoiles protectrices.

Aux temps bibliques, il est reconnu pour ses pouvoirs bienfaisants. Abraham lui doit sa longévité ; Moïse le considère comme un don de la nature, à l'égal du miel et du vin.
Pendant l'Antiquité, Pline remarque que les Barbares savent "épaissir le lait en une matière d'une agréable acidité". Il cite le yaourt comme étant "d'essence divine" et comme remède à de nombreux maux.

 

Cependant, la consommation généralisée de yaourt en Occident reste relativement tardive.
En France, on la doit d'abord, sous forme d'une brève apparition, à François 1er.
Souffrant probablement d'une infection intestinale, Sa Majesté fut guérie par la cure d'un laitage mystérieux, administrée par un médecin turc qui refusa d'en livrer le secret. C'était du yaourt au lait de brebis !

 
Il faudra attendre la fin du XIXe siècle, lorsque la science découvre l'action des ferments lactiques. Le savant ukrainien Metchnikoff (1845-1916), naturalisé français et prix Nobel en 1908, s'interrogeant sur la croyance qui attribue au yaourt la longévité des montagnards du Caucase et des Balkans, découvre ses effets curatifs sur les désordres intestinaux des nourrissons.

Au XXe siècle, le yaourt arrive en force sur nos tables.
En 1917, Isaac Carasso commence à produire du yaourt à Barcelone selon des procédés industriels. La même année, la première unité industrielle voit le jour en France à Levallois. Glorifié pour ses vertus diététiques, il est l'un des produits les plus appréciés, tel quel, ou en cuisine, notamment allégé.

La consommation de yaourts et de laits fermentés s'élève en France à 1,313 millions de tonnes en 2004. Soit 21,2 kg par an et par habitant (17,7 en 1994).

Parallèlement, notre dernier quart de siècle, avec le déclin de la cuisine familiale, voit l'explosion de la consommation des desserts lactés prêts-à-consommer.
Ces préparations industrielles s'inspirent de recettes traditionnelles ou créent d'innovants mariages de saveurs, de textures, de goûts sur la base incontournable de lait ou de ses dérivés.

La fabrication de desserts lactés frais ne cesse de se développer.

En 2004, en France, elle représente 561 000 tonnes. Entre 2003 et 2004, elle a progressé de 0,4%.

Le français est grand amateur de tous les produits laitiers frais : yaourts, laits fermentés, laits emprésurés, fromages frais, desserts lactés frais et crème fraîche. Avec une consommation de 41,2 kg par habitant et par an en 2004.
Question de culture...

 

   LES PRODUITS LAITIERS 

LA FABRICATION 


© cniel mai 2006