Le
yaourt, produit vivant, est un lait fermenté |
Après la standardisation du
lait (pour la rectification du taux de matière grasse), sa pasteurisation
(traitement thermique) et son homogénéisation (répartition homogène
des particules de matière grasse dans le lait), le lait est prêt pour
la fabrication des yaourts. Il peut être écrémé, totalement ou partiellement,
ou non.
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On l'enrichit
éventuellement en matière sèche, c'est-à-dire en poudre de lait,
pour en améliorer la consistance. Puis on le refroidit à la température
de 42-44°C.
On l'ensemence ensuite avec deux bactéries spécifiques :
le Lactobacillus
bulgaricus et le Streptococcus
thermophilus. Le premier lui apporte
son acidité tandis que le second développe ses arômes.
A partir de là, les procédés de fabrication diffèrent selon la
texture désirée : ferme, brassée ou liquide. |
Le yaourt "ferme"
Après l'ensemencement, il est conditionné
en pots qui passent à l'étuve (42°-44°C).
Pendant trois heures, les bactéries se reproduisent par millions et
s'attaquent au lactose qui est transformé partiellement en acide lactique
qui modifie la structure des protéines, qui forment alors un gel.
Lorsque les yaourts ont atteint le degré d'acidité voulu (80-90° Dornic),
ils passent en chambre froide ventilée ou en tunnel de refroidissement,
et sont stockés à 2-4°C.
Le yaourt "brassé"
A la différence du précédent, sa fermentation
ne s'effectue pas en pots, mais en vrac, dans des cuves. Lorsque l'acidité
atteint 100 degrés Dornic, le caillé est brassé puis refroidi avant
d'être conditionné en pots, qui seront stockés en chambre froide.
Le yaourt "à
boire"
Sa texture est liquide, justement pour
lui permettre d'être bu aisément. Après avoir été brassé, il est battu
dans les cuves, avant d'être conditionné.
La DLC (date limite de consommation)
du yaourt ne peut être postérieure de 28 jours à la date de fabrication,
car ses bactéries caractéristiques doivent rester vivantes.
Un yaourt contient au minimum 10 millions de bactéries lactiques
vivantes par gramme ! Produit vivant, le yaourt se distingue du "produit"
thermisé dont on cherche à allonger la durée de conservation avant la
consommation, en tuant sa flore bactérienne, ce qui lui interdit de
porter la dénomination yaourt qui s'attache à définir un produit "vivant".
Un yaourt peut se décliner avec un taux
de matière grasse variable, selon celui du lait utilisé pour sa fabrication.
Il peut être sucré ou non. Il peut
contenir des ingrédients qui en modifient le goût : morceaux de
fruits, miel, confiture, arômes naturels ou de synthèse autorisés.
Les autres laits
fermentés
Le lait fermenté existe depuis des millénaires.
Le lait Ribot, un lait baratté, est une spécialité gauloise ; le kéfir,
ou " yaourt des centenaires" du Caucase est très consommé
au Moyen-Orient ; le koumys, boisson d'Asie centrale, se prépare à base
de lait de jument, d'ânesse ou de chamelle.
Les laits fermentés d'aujourd'hui
ont des procédés de fabrication globalement identiques à ceux du yaourt.
Simplement, ils n'ont pas droit à l'appellation "yaourt" car
ce ne sont pas les mêmes bactéries qui assurent la fermentation du lait.
En 1899, une nouvelle bactérie était
identifiée par l'Institut Pasteur : le Bacillus
bifidus communis. Aujourd'hui, on a isolé
plusieurs sortes de bactéries répondant au terme générique de bifidus.
Les plus célèbres sont le Bifidobacterium
longum et le bifidum,
présentes dans l'intestin des nouveau-nés.
En 1978, les Japonais utilisèrent les premiers cette bactérie dans les
produits laitiers.
La France fit de même en 1981 avec la commercialisation du premier lait
fermenté au bifidus.
Il existe aussi des laits ensemencés avec le Lactobacillus
acidophilus (lait à l'acidophilus).
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Les desserts
lactés frais |
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Ce sont des préparations comportant une forte proportion de lait
ou de crème, mélangés à d'autres ingrédients (sucre, riz, semoule,
parfums et arômes...).
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Crème caramel
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Ce qui permet de consommer du lait sous mille et une formes différentes :
crèmes, flans, mousses...
Ces spécialités dont le nombre ne cesse de croître chaque année
sont fabriquées selon divers procédés. |
Les laits gélifiés
et les crèmes dessert
Ils sont obtenus en ajoutant au lait des
agents de texture autorisés, épaississants ou gélifiants, dont la proportion
ne doit pas excéder 2%.
Lorsque le produit est obtenu avec plus de gélifiant que d'épaississant,
il s'agit d'un lait gélifié, c'est-à-dire d'un flan. Dans le cas contraire,
c'est une crème dessert.
Certaines préparations intègrent des oeufs et/ou de la crème telles
les mousses, crèmes brûlées ou îles flottantes.
Les laits emprésurés
Ils sont constitués de lait caillé avec
de la présure, additionné d'arômes naturels.
Les glaces
Trois sortes de glaces ont place
parmi les produits laitiers frais : les "glaces à la
crème" dites aussi crèmes glacées ou "ice creams",
les "glaces aux oeufs" et les "glaces au lait".
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Crème glacée
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On les obtient en congelant un mélange de lait pasteurisé et de
saccharose auquel on ajoute d'autres ingrédients : arômes,
extraits de fruits, stabilisants et colorants.
Pour avoir une consistance légère, elles peuvent être foisonnées :
le mélange à glacer est fortement battu pour incorporer, de manière
homogène, de petites bulles d'air.
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Les
autres desserts
Fruit d'une innovation constante
de la part de l'industrie laitière, plusieurs recettes originales,
familiales ou traditionnelles, sont aujourd'hui fabriquées industriellement.
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Ce sont les riz au lait, les gâteaux de semoules, les clafoutis,
mousses, profiteroles et autres îles flottantes... Le soin apporté
à leur fabrication en font des desserts lactés sains et gourmands
à la fois. |
© cniel 2002 |